Emilion, Nathalie Portman, Dominique et moi…

Saint-Emilion, c’est la Nathalie Portman du vignoble. Avec Dominique : l’accord parfait en mon palais. Rewind sur nos liens dits vins, Ô mon beau château…

Le vignoble de Saint-Emilion a ce petit quelque chose qui ne s’explique pas…

Connu à l’international, reconnu comme l’un des plus beaux du monde, il pourrait décevoir –par trop mis sur un piédestal-, et pourtant il est encore plus touchant que tout ce que l’on a pu écrire jusqu’à présent sur lui.

Il faut se retrouver là, en terrasse de la Place des Créneaux en son village médiéval, avec vue sur ses vallons, pour en saisir toute l’infinie beauté.

Je crois qu’aucun mot ne saurait en décrire parfaitement l’émotion qu’il procure, et c’est sans doute pour cela que nous aimons tant écrire sur lui justement.

Bref, trêve de teasing. Quoi que (avouez, mes articles de 3km vous manquaient…).

La première fois que je suis venue à Saint-Emilion, j’ai pris une grande claque dans la gueule.

T’es là, dans ta bagnole avec ton GPS qui te parle, tu t’y attends pas, et d’un coup BAM, tu te prends l’Histoire et la vigne d’un coup en pleine face, tous les 100 mètres.

Je suis Bourguignonne de naissance, mais croyez-le ou non, je ne connaissais pas le vin. Que ma terre natale me pardonne, c’est Bordeaux qui m’initia à ce qui est pour moi plus qu’un breuvage, mais tout un art.

Même si j’aime profondément ma Bourgogne, je dois reconnaitre que les paysages viticoles du Bordelais ont un coté « spectacle » que les terres de mes premiers pas n’avaient pas : des châteaux de princesses, un estuaire de dingue, un patrimoine qui te la coupe. Bref, une beauté dont la Bourgogne n’est pas dénuée hein, mais avec quelques apparats que je n’ai trouvés nulle part ailleurs encore.

Mais je suis jeune, j’ai encore beaucoup à découvrir… et le monde est vaste !

Saint-Emilion, c’est…

à la fois un village-bijou étonnamment conservé (hormis les nombreux touristes au mois d’aout, ce n’est pas devenu un Disneyland du vin mercantile, c’est resté authentique), et un vignoble-pépite condensé. Qui étale sa croupe généreuse en vallons, comme une duchesse qui s’allonge sur un lit et fait plisser sa robe en mille étoffes. Tu vois le truc.

T’es là, tu regardes les bourrelets sans fin de la terre, verdoyante au printemps, rousse comme moi en automne, et tu ne sais où arrêter le regard. Ceinturée ça et là par la pierre blonde de châteaux encore plus beaux que je ne me l’étais imaginé. Tu t’approches, et la lumière fait apparaitre des détails sur le velours du tissu plissé : des centaines de vignerons qui en sculptent la dentelle ça et là.

Ça, c’était ma première fois.

Et puis j’ai commencé à bosser dans le tourisme et le vin.

Et j’ai « creusé » la terre d’Emilion. Genre ces châteaux, ils n’étaient pas que beaux, ils avaient une âme. Des nanas et des mecs qui bossent dedans, que j’avais peur de rencontrer à prime abord, car je me sentais exclue de ce monde compliqué qu’est le vin.

J’avais peur d’être refoulée aux portes des vastes bâtisses, ne sachant même pas faire la différence entre une feuille de Cabernet et une feuille de Merlot.

Pourtant, c’était moi, et les milliers d’autres néophytes que ces gens attendaient. Quand t’es passionné par ton métier, rien n’est plus plaisant que de le faire découvrir à des gens qui ne le connaissent pas, mais ont envie de tout apprendre de toi. Et je crois que dans le top 10 des métiers comptant le plus de passionnés, celui de vigneron est sur le podium.

Ils valident les potos vigneron(ne)s ?

Oui, ils et elles valident.

Quand ils t’ouvrent 10 bouteilles à 100 boules avec un pâté de foie, juste parce qu’ils apprécient le moment avec toi.

Quand ils caressent le raisin d’une main calleuse, devenue plus délicate que celle d’un luthier pour ne pas en brusquer le pépin.

Quand je les ai vus chialer, littéralement chialer, aux dernières gelées qui emportèrent une partie de leurs récoltes, de leurs bébés de sève et de jus.

Bref 🙁

Je suis venue au vin avec boulimie, grâce à tous ces gens qui ont fait péter mes préjugés un à un comme les boutons d’un corsage trop serré. Rien n’est plus simple que de pousser la porte d’un château. Rien n’est plus simple que de déguster un vin en son domaine, et qu’importe si vous ne savez pas ce qu’est un tanin, une robe ou un arôme empyreumatique : vous avez une langue, un cœur, un nez.

Quand vous ouvrez une bonne bouteille sur la plage avec des potes, vous kiffez non ? Sans avoir votre BAC+5 en œnologie ? Bah dans un château, c’est pareil, sauf que celui ou celle qui a mis tout ça en bouteille vous en raconte l’histoire, dans l’odeur boisée de ses chais, et ça vous mène à l’orgasme. C’est ça, selon moi, la « part des anges ».

Dans cet univers viticole, telle Obélix tombée d’un coup dedans, j’ai vite acquis mes premières armes.

Sans chercher le mot juste ni la bonne attitude à avoir, juste en lâchant prise.Avec Bordeaux.

Tantôt, je suis allée dans des grands crus classés en compagnie de journalistes internationaux qui en savaient bien plus que moi sur le sujet (je vous ai dit que j’étais attachée de presse ?), d’Yquem à Margaux, puis avec les mêmes dans de toutes petites propriétés familiales où l’on nous faisait enfiler des bottes pour entrer car « on est en plein travaux ».

Tantôt j’ai conduit ma famille de châteaux du Blayais en pique-niques au milieu du ventre Sauternais. Des endroits les plus classieux aux domaines les plus modestes, nous avons toujours été reçus avec le même accueil, le même sourire,  la même gentillesse, qui que nous soyons et d’où nous venions :

car quiconque travaille la terre sait une chose, qu’elle appartient à tout le monde ;

Je crois que c’est un gars nommé Rousseau qui a dit ça.

Je crois que l’un des souvenirs les plus émouvants que le vignoble m’ait offert…

…c’est lorsque je suis venue avec un collègue filmer la maitre de chai du Château d’Yquem il y a quelques années. Genre l’un des meilleurs vins du monde hein, rien que ça. Elle nous en a servi quelques gouttes du dernier millésime. Nous en parlant comme d’un bébé, guettant nos avis comme si ceux-ci avaient une énorme valeur à ses yeux, alors que nous étions si petits à côté d’elle, dans cet immense château.

En fait, notre avis comptait sincèrement pour elle, ça se voyait à la flamme dans ses yeux. Cette femme était d’une humilité qui m’a bouleversée à l’époque, d’une expertise incroyable mais d’une simplicité que je n’attendais pas en ce lieu : c’est avec elle que j’ai compris ce qu’était vraiment le vin. Un truc qui réunit les gens, un trésor de la terre, qui nous transcende un peu.

Elle s’appelle Sandrine Garbaye, et je ne l’ai jamais recroisée depuis, mais j’aimerais un jour pouvoir lui dire merci. Merci de m’avoir fait comprendre que le vin c’était ça. Ce fut ma première, et ma plus grande émotion viticole.

One more Wine…

Au milieu de toutes ces découvertes gourmandes –parce que quand je fais rewind sur ces 12 ans passés à Bordeaux, j’ai littéralement l’impression de l’avoir bouffé, mordu, dégusté ce vignoble– il y avait Saint-Emilion. Toutes les appellations du Bordelais ont leur charme, mais elle, la miss UNESCO, la princesse médiévale, elle avait ce petit quelque chose qui ne s’explique pas…

Ca a matché entre nous, j’ai swipé à droite.

Blaye et Bourg ont la convivialité. Le Médoc a le prestige. Sauternes a mon cœur (sans divorce) car j’aime le liquoreux à m’en priver de sexe jusqu’à la fin de mes jours (#teamCélibataires, j’ai pas le choix).

Et Saint-Emilion, pour t’imager le truc, c’est la Nathalie Portman du vignoble : belle, mais pas que. Cultivée, mais pas que. Drôle, mais pas que. Touchante, mais pas que. Déjà si parfaite qu’elle a tout juste besoin d’un trait de khôl pour se sublimer. Un côté rebelle, mais sage à la fois. Des diplômes plein la besace, mais l’art d’être futile et légère quand il le faut. Et quand il ne le faut pas aussi.

Je ne saurais l’expliquer, c’est Nathalie Portman quoi… Saint-Emilion est au vignoble ce que cette actrice est, à mes yeux, au monde du cinéma.

A chaque fois que j’ai accompagné amis ou journalistes dans ce vignoble, tous ont eu la même réaction : « c’est beau quand même ! ».

Quand même, car on a tellement tout lu sur Saint-Emilion, qu’on s’attend forcément à en être déçu. Et croyez-moi, on ne l’est jamais. Pour tout ce que je viens de vous dire, mais aussi parce que c’est un territoire qui fait vivre son patrimoine comme never. Neeeever.

Et c’est là que ça fait des Chocapics ! (référence de vieux).

Je veux dire : c’est seulement maintenant que j’en viens au sujet principal de cet article.

L’art contemporain, à Saint-Emilion, c’est quelque chose. Genre t’as des propriétés qui d’un coup sortent de nulle part, et te balancent de la verrière moderne, des murs oranges ou des lames d’acier rouge griotte, surpriiiiiiise.

Oserai-je la comparaison ? Oui, je vais oser : c’est un peu comme la première fois où ton mec/nana t’amène vers des « zones érogènes inexplorées ». T‘étais bien, en terrain conquis, et soudain, tu ne sais plus trop à quel « sein » te vouer. Curieux.se, intrigué.e, pas sur.e d’aimer ça mais bien tenté.e par la nouveauté, tu pars en territoire inconnu, avec à prime abord l’idée que « quand même, ça ne se fait pas hein… ». Mais ça t’attire.

Quand y a de l’amour (à condition of course de respecter la loi et le consentement mutuel, ça va de soi…), finalement tout se fait : c’est pareil pour la terre et la vigne ! Dans le respect total de l’environnement et de la beauté du paysage, des chais contemporains sont sortis de terre ces dernières décennies, et ça fait un bien fou ! Osez, osez bouts de mine : le vignoble est une feuille blanche à crayonner.

Certains crient encore à l’hérésie, mais ils sont bien peu.

Et à vrai dire, leurs gesticulations hors-d’âge contribuent à rendre précieuses ces nouvelles bâtisses. Sur la palette des nouvelles teintes à la robe de ma belle Emilion, de mon érudite Nathalie, il y a Cheval Blanc, Angélus ou encore la Croizille. Mais l’un de mes modèles préférés, dont je ne me lasserai sans doute jamais, est le Château La Dominique. L’audace douce par excellence. Ouais. J’aime les oxymores…

Emilion, Nathalie et Dominique.

Vous ne pouvez pas passer à côté de ce château : le célèbre Jean Nouvel a achevé la bluffante transformation de son chai en 2014, avec le rouge pour signature.

Le rouge, au pays du Merlot, vous me direz « rien de nouveau sous le soleil girondin ». Sauf qu’il fallait oser en parer les murs, quand la pierre blonde est plutôt de rigueur ici !

Via de larges lames d’inox, l’architecte-star a laissé son imaginaire parler du vin. 6 teintes de carmin nous racontent la vivante baie, la même que l’on retrouve en billes de verre en terrasse de son restaurant panoramique à vous couper la chique, la Terrasse Rouge.

Du haut de ce belvédère, Emilion vous contemple, et vice versa.

A gauche, Cheval blanc et son jardin suspendu. En face, Angélus sonne le glas de stéréoptypes révolus, faisant résonner sa récente façade en coque de bateau.Tout autour, le ventre fécond du vignoble s’arrondit, à vous en fracturer la rétine. Le classique et le moderne forment un accord parfait. Jamais ne se contredisant.

Quand je repense aux rouges fondations du château, j’ai la mémoire vive de tendres moments.

Une balade à vélo avec ma mère et mes deux frères, et un stoppe au hasard ici. En baskets, sans chichis.

Un déjeuner en amoureux, une autre fois, et un vacherin reconstitué qui fait encore pétiller ma langue.

Et aussi, un long échange sur une passion commune pour l’architecture dans l’odeur fumée des barriques, avec la responsable oenotourisme et un journaliste belge que je devais accompagner juste une heure, avec qui je passai l’après-midi entière.

Enfin, une énième re-visite pour le guide touristique que j’ai co-écrit avec Papilles et Pupilles, où il figure parmi mes coups de cœur.

Dans le cuvier, lui aussi design, la lumière a retrouvé toute sa place.

C’est la grande tendance des structures viticoles contemporaines. Impression vous est donnée d’embarquer dans un bateau, voguant sur une mer de vignes. C’est la fois classe, élégant, mais pas pompeux.

Et pas dans l’esbroufe : les traditions sont préservées, on retrouve le bois dans le chai à barriques, sublimé par une scénographie impeccable. C’est beau, ça sent bon, ça vous sert l’âme du domaine sur un plateau sans la trahir, ni la pervertir. Sans surjouer ni faire ombrage au personnage principal de ce décor vermillon : le vin.

Car un château ne saurait m’émouvoir si, in fine, son onguent me décevait.

Nous ne sommes pas au cirque non plus ! Ou alors, que le pop-corn soit bon, que diable…

Et le Château La Dominique compte parmi les chouchous de ma cave imaginaire ; Imaginaire, car j’ai la fâcheuse manie de ne jamais garder un vin pour les grandes occasions. Je déteste sacraliser les bouteilles, et les laisser végéter dans leur coin, culpabilisant de les ouvrir quand « ce n’est pas le moment ». J’en cueille le plaisir dans le présent, c’est mon luxe à moi. Une hérétique je vous dis !

Ce Grand Cru Classé recèle tout ce qui me fait aimer les Saint-Emilion dans leur ensemble : une charpente assurée, une attaque franche et des tanins bavards, mais la subtilité du velours. La douceur de la soie. Le mélange des épices au nez et des fruits compotés en bouche, me rappelant le cassis de mes terres natales bourguignonnes, et la confiture de griottes de ma grand-mère le dimanche matin.

A mes papilles, c’est un excellent vin.

Mais si je vous en parle comme de mes souvenirs d’enfance, c’est justement parce qu’un vin ne saurait être « bon » qu’à votre propre goût.

Il n’existe pas de « mauvais vin » (enfin si, mais passée la piquette, tout est ensuite question de goûts personnels), il n’existe que « votre » vin. Ce qui en forme les contours, pour moi :

  • le rapport qualité/prix (comptez de 35 à 70€ pour celui-ci selon les millésimes des 10 dernières années, ce qui est une très bonne fourchette pour les sensations qu’il procure !);
  • l’histoire;
  • la subtilité des arômes (là vous ouvrez le bocal de bonbons de papy et vous entrez chez un primeur de fruits rouges et un marchand d’épices orientales en même temps… v’là le voyage t’sais !);
  • la persistance en bouche (on appelle ça les caudalies. Je déteste qu’un vin s’échappe trop vite de ma bouche, quand on entre en mon palais on y reste !).

L’accord parfait…

Lors d’un délicieux diner au Point Rouge à Bordeaux, j’ai eu la chance de rencontrer l’équipe de ce château, et de voir associés divers mets à leurs différents millésimes, allant du 2011 au 2017.

Un bœuf Black Angus bleu de chez bleu (je ne mange la viande que quasi crue, sachez-le), une émulsion de betteraves, de la charcuterie basque. Mais surtout, et ce fut mon envolée orgasmique, un fondant au chocolat et à la poire, qui se mariait aussi bien au 2015 que je ne rêve d’épouser Nathalie Portman (je vous ai dit que j’aimais terriblement cette femme ? Ah oui ? Sur 3 pages ? Pardon…).

Je reportais ma bouche au verre à chaque cuillère, l’accord était juste parfait.

On félicitera au passage le nouveau chef du Point Rouge qui a « resucré » mon cœur un peu down ce soir là.

Le monde étant petit, la directrice générale du Château et moi nous sommes découvert des origines communes : Bourguignonne elle aussi, seuls 20 petits kilomètres séparent nos deux villages d’enfance dans l’Yonne.

J’en retiendrai cela sur la longue liste des petits moments qui me font aimer la Dominique : associer un vin à ces rencontres, ça en fait durer les caudalies.

*****

Bref, tout ça pour vous dire que j’ai passé une soirée parfaite, et surtout, que ce fut un avant gout des primeurs à Bordeaux.

Les primeurs, c’est une autre coquetterie du vignoble bordelais dont je vous parlerai bientôt. Mais je crois que le voyage avec Emilion, Nathalie et Dominique fut déjà un peu long. Arrêtons-nous là pour l’instant.

Si vous l’avez lu jusqu’ici, c’est que ce voyage vous parle, et que l’on se comprend.

Allez au Château La Dominique, allez passer une journée dans ce vignoble bijou pour vous perdre dans ses méandres.

Allez dans les petites propriétés comme dans les plus grands châteaux.

Allez là où le grain vous mène, et racontez-moi. J’aimerais que l’on partage nos albums souvenirs, et rencontres.

Racontez-moi vos histoires avec le vin, vos petits bouts de paradis, vos jardins secrets et découvertes.

Chaque jour ma liste de « choses à voir et à faire » dans le vignoble Bordelais s’agrandit, et je redoute l’instant où le sentiment d’en avoir fait le tour arrivera.

Je crois qu’il n’arrivera pas.

C’est parce que la terre est un phœnix et l’Homme un éternel joueur de Légo® en surface que ce vignoble se réinvente chaque fois qu’on croit le connaitre.

Je vous ai parlé du Château La Dominique, car il en est un parfait symbole. Je vous parlerai de tous mes autres coups de cœur à l’avenir. Parce que quand je vous dis que j’aime ce vignoble et ce château, sachez que je suis très infidèle, et que les numéros 1 sont nombreux en mon palais.

Je le faisais peu, car le vin est un sujet un peu éloigné de ce site. Mais tout ce que le vin m’a donné en 12 ans, j’ai envie de le rendre, et devenir modestement à mon tour une passeuse d’histoires.

 

INFOS PRATIQUES :

Château la Dominique :

1 La Dominique, 33330 Saint-Émilion

Site web : http://chateau-ladominique.com/

Visite guidée classique : 15€/pers, gratuit pour les moins de 16 ans.

HORAIRES 

  • Visite à 11h30 et 18h00 d’avril à septembre : tous les jours
  • Visite à 11h30 et 14h30 en Octobre : tous les jours
  • Visite à 11h30 et 14h30 de Novembre à mars : du mardi au samedi

→ Durée 1h00

Visites sur réservation, dans la limite des places disponibles.

Visite privée : 25€/pers, gratuit pour les moins de 16 ans.