J’ai toujours rêvé de dire à mes amis facebook ce que je pensais vraiment d’eux…

 « Un ami, c’est quelqu’un qui aime ce que tu as à l’intérieur. Un peu comme Ribéry. »

Zahia, jeune femme qui a pleins d’amis qui aiment son intérieur.

 

Aaaaaah, mes z’amis. Comme je les aime…comme je les surkiffe. Souvent complètement barrés, radicalement différents les uns des autres mais totalement complémentaires (et bam, une porte ouverte, une !), homos assumés, hétéros nymphomanes, cathos coquins, intellos coincés, névrosés, cultivés, carrément teubés, caractériels, le cœur sur la main, et j’en passe : que ma vie de Potiche serait morne sans eux.

La seule chose que je reprocherais à mes potes, c’est de vivre pour la plupart loin de moi. Il faut dire que mes meilleurs amis, je les ai rencontrés à l’école maternelle (si si). Un tour de toboggan, 3 parties de POG, et un don de crayon quatre-couleurs plus tard, nous étions devenus inséparables, et jusqu’à la fac, bien que nos chemins scolaires aient pris divers horizons, nous sommes restés particulièrement fusionnels. Au fur et à mesure du temps, la petite bande s’est agrandie, puis dispersée, mais jamais nous ne nous sommes perdus de vu, et ça, petit internaute à la larme facile, c’est quelque chose de très précieux…

Mariage (pas le mien…), naissances (toujours pas…), baptêmes (je suis la pique-assiette des soirées, jamais organisatrice), si les années passant ont laissé seuls les grands événements nous rassembler au complet, entrecoupés de petits week-end où je me sens de plus en plus la Florence Foresti du groupe, les liens sont indéfectibles, et quand je repense à mes parents qui me disaient « les amis ça va, ça vient (ça pourrait être une autre citation de Zahia ça…), tu ne feras pas ta vie avec ! », je souris car c’est pourtant bel et bien avec eux que je me suis construite en tant que femme, des peines de cœur aux quatre-cents coups. Et ils sont toujours là.

@papotiche.fr

Oui mais voilà, mes amis, comme je te l’ai dit, ils sont loin aujourd’hui. Voilà bien leur plus gros défaut… Heureusement, je m’en suis fait beaucoup d’autres (je ne suis pas aussi misanthrope que j’en ai l’air…), mais afin de garder le contact avec ceux n’ayant plus la possibilité de partager des mojitos avec moi lors de mes soirées Femen/tétons libres/free hugs du samedi, je me suis inscrite il y’a quelques années déjà sur ce site merveilleux qui a révolutionné nos vies sociales à tous… FACEBOOK !

Facebook, voilà un outil qui était fait pour moi… Un journal intime géant mis à la disposition de tous : du pain béni pour la bavarde que je suis, qui aime tant raconter sa Vie de Potiche à qui veut l’entendre ! Toutefois, très rapidement j’ai compris une chose : sur facebook, il faut faire attention. Déjà, parce que laisser vos potes publier des photos de vous en fin de soirée, capsules de Kro à la place des yeux et curly dans le nez, c’est prendre le risque que votre patron ne gobe plus vos excuses de retard le lendemain. Ensuite, et surtout, afin de ne pas intégrer la secte Ô combien redoutée et active des réseaux sociaux : celle des relous !

Bon, ceci dit, aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler des jolies rencontres que j’ai pu faire sur Facebook, des gens trop sympas avec qui je passe de loooooongues heures à échanger tout en sirotant ma verveine le soir, et….

MAIS NAAAAAAAAAN !!!!! J’décooooonne. Reviens ! Sers-moi un Gin Tonic copain : toi et moi, on va dire du mal !

Parce qu’effectivement, autant comme je vous l’ai dit j’adoooore mes amis, autant parfois, sur facebook, ils se muent en personnage souvent totalement relous, bizarres, tout comme certains contacts uniquement virtuels (qui à priori le resteront hein…) dont je vois passer des messages sortis tout droit de la 4e dimension… Allez, avouez, vous aussi y’a des comportements qui vous échappent, non ?

 

Comme je ne suis pas une fille méchante (et comme l’usage et la bienséance veulent que de se moquer de gens que l’on aime ou au contraire que l’on ne connait pas, en public, c’est mal, j’estime que le faire sur internet c’est pas bien non plus), je me contente souvent de jouer les faux-culs (j’avoue) ou simplement d’éviter de leur dire ce que je pense. Mais aujourd’hui, j’ai vu passer la photo de « petit chatons trop mignons assortis d’une citation de Marc Levy » de trop. Je ne peux plus me retenir…

il faut que j’évacue !

Tour d’horizon des relous du net: j’ai toujours rêvé de dire à mes contacts facebook ce que je pense réellement ! Désolée si tu te sens concerné (enfin, cache toi quand même hein…).

@papotiche.fr

Le sentencieux

Ou le moralisateur. Celui qui donne des leçons de vie à tout le monde. Sa grande spécialité : partager sur son profil des articles de presse (petite prédilection pour la politique…) assortis de son analyse personnelle terriblement clichée, mais dont il suppose qu’elle intéressera tout le monde tant il détient, à son sens, la vérité absolue. Le pays va mal ? Il va t’expliquer pourquoi. Tu oses un petit statut déconnant sur une émission de télé-réalité (oooooh quoi c’est bon, on regarde tous l’ »Amour est dans le pré », faites pas vos bêcheuses les filles, lol), il commente tout trait d’humour par un pavé indigeste sur le drame de la télé-poubelle, le mal que cela fait à la jeunesse, et bla bla bla…roooo mais ta gueuuuuuuule, relou ! Le sentencieux, c’est le relou qui se croit indispensable, mais dont on se passerait bien. Bref : il est chiant ! La plupart de ses phrases commencent par «moi si j’étais X… », le genre de mec qui parle aux joueurs de foot devant sa télé pour critiquer les décisions de l’entraineur, mais qui n’a jamais mis les pieds dans un stade de sa vie.

Ce qu’il dit : (en réponse à une invitation à devenir fan de la page facebook de Papotiche) « Honteux de diffuser de tels clichés sur les femmes ! Avez-vous conscience que vos grands-mères se sont battues pour que vous soyez considérées comme autre chose que des objets ? Moi, si j’étais vous, je…. »

Ce que tu réponds par convenance : rien, car dans l’absolu, règle numéro 1 : ne jamais nourrir le troll.

Ce que tu rêves de lui répondre : « Si tu étais moi, tu aurais une grosse paire de seins, et on s’échangerait nos soutifs tout en faisant des batailles de polochon en se goinfrant de chamallows. C’est con hein ? ».

 

La « t’y as vu comment il est bô mon fiiiiils »

Désolée, je vais être sexiste, mais mes contacts facebook qui inondent le plus mon fil d’actualités avec des photos de leurs gosses sous toutes les coutures et en statut public, bah ce sont des nanas. J’y peux rien.
Alors oui, je sais ce que vous allez me dire : « t’as pas d’enfants Papotiche, tu peux pas comprendre… ». C’est vrai… Quoi que !
En fait si : je peux comprendre que 90% de mes contacts qui ont des enfants tout aussi beaux et mignons que les autres ne le font pas, non pas car ils les aiment moins, ou en sont moins fiers, mais car ils préfèrent diffuser ce genre d’informations très privées dans un cercle restreint. Voir une photo de la fillette d’un contact pro, je trouve ça mignon de temps en temps, mais 20 photos par jour et dans des situations familiales privées (avec mamie, sur le pot, à l’école, etc), est-ce franchement nécessaire… Une telle intrusion est presque gênante. Pauv’ petits bouts qui commencent leur vie en étant déjà publiquement affichés… Il ne faut pas oublier que facebook, si vous ne protégez pas vos profils, c’est comme la rue : afficheriez-vous des photos de vos bambins format A3 sur des boulevards fréquentés par des gens que vous ne connaissez pas ???

Ce qu’il dit : « Mon petit bout à bien rempli sa couche aujourd’hui ! » (photo à l’appui)

Ce que tu lui réponds par convenance: « oooooh, le coquinou ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « il sera heureux à 20 ans de voir que tant de gens qu’il ne connait pas ont vu cette photo… »

 

Le kikoo-lol

Probablement le plus célèbre des relous du web… Plus à l’aise avec les smileys débiles qu’avec l’orthographe, fâché avec la ponctuation, il faut un décodeur (ou avoir picolé et perdu quelques neurones en vomissant…) pour le comprendre. Bon, ce qui pourrait être acceptable chez mes petites cousines pré-pubères devient dérangeant quand il s’agit de contacts pouvant être mes parents ! Ou alors, serait-ce une tactique ? Utiliser le langage sms pour paraître plus jeune ? Mouais, pas convaincue la Potiche… Allez, plaie d’orthographe n’est pas mortelle, mais essayons tout de même de faire un petit effort, nous qui n’avons pas appris à écrire le smartphone à la main.

Ce qu’il dit : « ojourdhui y fai beau. Cé pa tro to comme meme… “

Ce que tu lui réponds par convenance: “c’est clair, on attendait le retour du Printemps avec impatience!”

Ce que tu rêves de lui répondre : « Et sinon, t’es au courant qu’un Bescherelle se suicide à chaque statut que tu publies ? »

 

Le sérial LOLeur

Grand copain du kikoo-lol ! Ce mec qui ne semble avoir que deux répliques : LOL et MDR. Autant te dire que les conversations sont toujours très constructives avec lui…

Ce qu’il dit : « LOL »

Ce que tu lui réponds par convenance: « hihihi » ou « 😉 »

Ce que tu rêves de lui répondre : une analyse philosophique de ce LOL en croisant théories kantiennes (dans le texte), Pascal allié à la rationalité de Descartes pour au final en venir à se demander si « je LOL donc je suis ? ». Mais bon, ça aussi, il n’y répondrait que d’un LOL, donc bon…

 

Le « je raconte ma vie telle une ado de 14 ans sans réfléchir au fait que 456 amis dont mon patron me lisent »

Bon, tout est dans le titre. Lui (ou plutôt « elle » : cela affecte ma langue de Pas-Potiche féministe de vous dire cela, mais 90% des mes contacts potentiellement candidats à « Confessons Intimes » sont aussi des femmes…), on connait presque son emploi du temps par cœur. On sait ce qu’il a fait ce matin (le statut de « bonjour je viens de me lever, c’est dur mais une bonne journée en perspective car je vais déjeuner avec Belinda ce midi ! etc etc»), ce qu’il a mangé à midi (photo à l’appui), comment il (elle) est habillée (re-photo à l’appui), ce qu’il (elle) va faire dans la journée, la preuve qu’il l’a bien fait, où il était (mais bordel, qui a donc inventé « Foursquare ????? »), on sait quand il a eu la gastro pour la dernière fois, si ses selles étaient molles, à quel moment elles sont redevenues bien moulées (ne riez pas, j’exagère à peine), s’il s’est pris la tête avec son boss, et on remercie le ciel que ce contact soit célibataire, nous épargnant ainsi le récit en détails de ses nuits torrides.

Ce qu’il dit : « Allez zouh, je vais faire le ménage ! »

Ce que tu lui réponds par convenance : « bon courage ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « Allez zouh, moi aussi : je te dégages de ma liste d’amis ! »

 

Le spammeur aux goût de chiottes (mais de chiottes bien immondes, genre chiottes à la Turc d’un camping de Palavas-les-flots après une soirée Tex-Mex un 15 août)

Mon relou-en-chef. Mon souffre-douleur préféré. Lui, il confond facebook avec son imagier de CM2. Tu sais, cette époque où on trouvait réellement mignon le calendrier des postes orné de 3 chatons dans un panier. Bah lui, il est resté qué-blo…

Toute la journée, il pourrit ton fil d’actualité en partageant des images et citations diverses et variées, qui ont pour particularité d’être affligeantes de niaiseries et criardes (en mode « j’ai découvert Paint et je m’éclate »). Genre, « l’ami est celui qui recueille sur son épaule les larmes que l’amour cause… », écrit en lettres de feu avec pour image de fond deux dauphins qui sautent au dessus d’un coucher de soleil en formant un cœur. Signe particulier du spammeur aux goûts de chiotte : il est généralement fan de Anne Gueides…Attention, c’est aussi un grand adepte des chaines à la con.

Ce qu’il dit :

@papotiche.fr

à 9h…

@papotiche.fr@papotiche.fr

Ce que tu lui réponds par convenance : « c’est mimi, bonne journée ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « Moi, perso…JE T’ENCULE THERESE ! Je te prends, je te retourne, et je t’encule !!!! » avec pour image de fond ton chat bourré qui défèque.

 

Le vengeur masqué qui n’assume rien

Il accuse en permanence, tel un Zola des temps modernes, mais ne cite jamais ses cibles. Et ça, CA ça m’énerve, moi la Potiche maladivement curieuse et avide de gossips que je suis, quand je vois couler du venin devant moi sans savoir où le mène le chemin sinueux qu’il emprunte… Toutefois, à force de le voir en permanence jouer l’honneur outragé, tu finis par t’en contre-foutre…

Ce qu’il dit : « Il y’a des gens qui ne doivent pas avoir la conscience tranquille… »

Ce que tu lui réponds par convenance : « ah bon, qui ça ? »

Ce que tu rêves de lui répondre : « Désolée, c’est bien moi qui ai tué ton chat, fait caca dans ton massif de géraniums et diffusé des photos de toi à poil sur des sites pornographiques. J’espère qu’un jour tu me pardonneras… Ah oui et au fait, si tu reçois un colis dans les prochains jours, évite de l’ouvrir sans porter des gants de protection, on sait jamais. Désolée… »

 

Le globe trotteur

Ce contact pénible qui voyage en permanence (et qui semble ne jamais connaitre ni la pluie, ni les retards d’avion, ni les multiples emmerdes que TOI tu te taperas forcement durant la seule semaine de vacances que tu t’octroieras à l’étranger dans l’année), et que tu as juste envie d’étriper au moment précis où il publie une photo de ses pieds en éventails sur une plage crétoise tandis que toi tu manques de t’étouffer avec ton jambon-beurre sous les néons blafards de ton bureau…

Ce qu’il dit : « On n’a pas une vie facile ! Des bises depuis la Thaïlande où il fait 36° ce matin ! »

Ce que tu lui réponds par convenance : « Wahou, la chaaance, ça a l’air génial, éclate toi bien ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « je te souhaite de t’étouffer avec une queue de crevettes ou un beignet de calamar, connard…. Et vas-y, prends le soleil, profite, que je me foute bien de ta gueule quand tu rentreras tout cloqué de partout en France… (ouch, ça fait du bien). Et sinon, la Tourista que t’as avoué avoir chopé à ta sœur au tel hier soir, t‘en parles pas ?»

 

Le gameur fou

Ce qu’il dit : « Belinda vous invite jouer à Farmville. »

Ce que tu lui réponds par convenance : « Coucou ! Merci pour cette 15e invitation mais je ne joue pas 🙂 »

Ce que tu rêves de lui répondre : « Bon écoute connasse, ça fait 15 fois que je te dis que je ne joue pas à tes jeux débiles. Alors que les choses soient claires : si tu m’invites une 16eme fois, je te rejoins juste pour le plaisir de bruler ta ferme, égorger tes vaches et faire un bon méchoui avec tes gentils petits moutons. Et je violerai Moustache, le denier né de la famille chaton. C’est compris ?« 

 

Le crâneur :

Ce contact qui se la raconte en permanence, et que tu as juste envie de taper…

Au boulot, il décroche toujours les meilleurs dossiers, sauve fréquemment ses collègues de la panade, il est de tous les cocktails mondains, et prends en photo tous les lieux huppés qu’il fréquente, enfin il souffre d’un besoin compulsif de se la raconter H24.

Ce qu’il dit : « Qui c’est qui vient de décrocher la campagne de RP d’un ancien ministre dont il ne peut pas dire le nom ? »

« Qui c’est qui a eu 2 jours pour organiser une conférence de presse trilingue au Maroc pour un grand groupe de cosmétiques et qui a été félicité par son patron aujourd’hui ? »

« Qui c’est qui a eu la générosité de répondre à un mail envoyé par une petite stagiaire en lui expliquant comment faire correctement son métier ? On n’apprend pas à écrire à l’école ou quoi ? Heureusement que je suis là… »

Ce que tu lui réponds par convenance : « Félicitation, t’es trop fort ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « Qui c’est ? Heu, je sais pas : ta mère ? ».

 

Le caliméro

Lui, au début, il t’inquiète. Souvent, tu as été à deux doigts de prendre ton téléphone pour appeler les pompiers tant ses statuts portent régulièrement à croire que, harassé par sa VDM, il ne passerait pas la nuit. Mais non, c’est juste que ce relou là aime se plaindre et s’étendre sur les moindres malheurs de sa vie, pour s’entendre dire par des dizaines de personne « mais noooon, tu es quelqu’un de formidaaaable ! ». Rien de plus.

Ce qu’il dit : « Et voilà, encore une merde qui me tombe dessus ! Je commence à me demander si je ne suis pas moi même une sombre merde… 🙁 »

Ce que tu lui réponds par convenance: « mais noooooon, tu es quelqu’un de formidaaaable ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « tu as raison. T’es chiant. Mais vraiment. T’es super chiant… »

 

Le fils caché de Jean Amadou

Il trouve toujours une contrepèterie ou un double sens (forcément sexuel) à ce que tu écris, et même à travers ton écran, son rire gras et sonore arrive jusqu’à tes oreilles. Faut toujours qu’il ramène tout au cul, et c’est d’autant plus gênant quand il le fait à la suite d’un commentaire laissé par ta mère…

Ce qu’il dit : Papotiche « Ce soir, c’est hot dog party avec ma sœur et mes cops ! »

Ma mère : « Bonne soirée les filles, je pense à vous ! »

Mon frère : « La bise à Pascaline ! »

Le relou : « hmmmm, une bande de fille qui avalent gouliuement des saucisses, je peux venir ? »

Ce que tu lui réponds : « hahaha 😉 »

Ce que tu rêves de lui répondre : « parait que l’obsession pour la bagatelle est souvent révélatrice d’une grande frustration voir d’une terrible misère sexuelle. Comme je suis ton amie, je ne peux te laisser dans une telle détresse, aussi vais-je t’envoyer le téléphone du psy qui a réussi à réconcilié le mec d’une amie avec la petite taille de son sexe. Ne me remercie pas, c’est normale entre potes… ».

 

Narcisse

Bouche en duckface : check ! Regard de chat potté : check ! Tous les matins, même rituel : une photo prise dans le miroir de la salle de bain, avec une jolie vue sur les toilettes derrière… Narcisse, c’est ce contact qui s’aime, et qui aime qu’on l’aime. Ses albums photos ne sont composés que de lui, LUI dans son quotidien qu’il juge apparemment aussi intéressant que celui de Barack Obama, lui en vacances (lui devant la Tour de Pise, qu’inévitablement LUI cache, LUI qui mange une pizza pour dire qu’il est en Italie, LUI en maillot de bain pour te montrer à quel point c’est beau les calanques de Cassis, etc). Bon, tu pardonnes à ce contact si c’est une gentille blogueuse dont la ligne éditoriale est d’habillement se mettre en scène dans diverses situations (non non, je ne dis pas ça pour moi hein ;-)), car après tout c’est son métier. Mais tous les autres Narcisses, qui admirent à ce point leur reflet dans la vaste étendue d’eau que leur offre les médias sociaux, ils finissent par te taper sur le système au point que tu n’espères qu’une chose : qu’à leur tour, ils s’y noient.

Ce qu’il dit : PHOTO DE NARCISSETTE DANS SON MIROIR DE SDB

Ce que tu lui réponds par convenance : « trop belle ! »

Ce que tu rêves de lui répondre : « t’as pris du poids non ? »

« C’est quoi ce bouton sur ta joue ? Je connais un excellent produit contre l’acné si tu veux »

« T’aurais pu tirer la chasse d’eau avant de prendre la photo… »

 (enfin trop facilement démontable ce relou là…)

Le choppeur compulsif

Le mec qui a confondu Facebook et Meetic…

Ce qu’il dit : commentaire sur ta photo « T’es super jolie Papotiche, une fleur des îles qui mérite d’être nourrie avec le plus grand soin. Viens boire un café un de ces 4 »

Ce que tu lui réponds par convenance: Rien. Ne surtout pas entretenir le truc…JAMAIS !

Ce que tu rêves de lui répondre : « Toi, je serais curieuse de passer ton lit à la lumière noire…j’imagine le champs de ruine… ! (non, ce n’est pas une invitation) ».

 

Papotiche

@papotiche.frEt enfin, il y’a moi. Papotiche. Ton contact qui a toujours rêvé d’être une potiche. Probablement un mélange de tout cela. Je n’ai pas la prétention d’être moins chiante, ou plus intéressante que les portraits de ce bestiaire que je viens de brosser, et pour qui j’ai finalement beaucoup de tendresse. Celle qui, je l’avoue et l’assume, aime se prendre en photo quand elle trouve ses chaussures du jour particulièrement jolies, ne boude pas son plaisir quand elle trouve une citation sympa, spamme ses contacts avec sa recherche du « grand brun trentenaire riche intelligent et pas farouche », est parfois sentencieuse quand la fièvre féministe l’emporte un peu trop loin, aguicheuse les jours où elle rappelle à ses centaines de contacts qu’elle ne brûlera jamais son soutif car quand même c’est un Chantal Thomas, bref, cette amie virtuelle qui doit probablement t’énerver de temps en temps (t’as le droit de le dire…) mais qui je l’espère le reste du temps te fait rire, et qui surtout revendique le doit d’être pleine de paradoxes, féministe mais féminine, d’accuser les autres de milles maux sans pour autant se targuer d’être meilleure.

 

Et puis au final, ces relous je m’en fiche un peu.

Ce que je retiens principalement d’internet, et plus particulièrement des réseaux sociaux ces dernières semaines, tu sais ce que c’est, cher internaute ? C’est de m’avoir permis de te rencontrer. Ça, ça vaut tous les relous du monde…