J’ai toujours rêvé d’ouvrir mon Blog(rock’n)Roll ! (2)

« L’enfer, c’est les autres ».

JP Sartre

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En ces temps de fortes chaleurs où mes trajets quotidiens en tramway me rappellent à quel point moi et mes congénères n’avons pas les mêmes exigences en matière d’hygiène corporelle, je te plussoie très fort Monsieur Sartre.

Les autres, pour la plupart, c’est quand même que des cons… ça pue, ça parle fort, ça se plaint que ça pleut puis que ça fait trop chaud, ça a des gamins qui chouinent et qui crient, ça critique tout le monde, ça se met pas de déo, ça mâche du chewing-gum la bouche ouverte, brrrrrrrr, les autres, bien souvent, ça fait chier. Si je n’étais pas si dépendante des flatteries d’autrui et œillades coquinettes du sexe opposé, je m’en irai vivre seule sur une île déserte, ou à la tête d’un élevage de chèvres naines dans le Larzac, enfin bref dans un endroit où à priori le risque de me retrouver collée à l’avant-bras poisseux d’un vieil obsédé serait statistiquement quasi nul.

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L’enfer, c’est les autres, et matin et soir, je fais avec…

15 minutes de tango&roulis sur rails, durant lesquels je ne m’autorise qu’à respirer par la bouche, et où je trompe mon temps et mon ennui en comptabilisant les fautes de goûts et outrages à la politesse des blondes à racines (parait qu’on appelle ça le « tie&die » maintenant…) et vieux grigous bedonnant qui m’entourent, décomptant les minutes qui me restent avant de sortir avec bonheur de mon métro bordelais et de savourer ce moment libérateur où enfin, au beau milieu du trottoir, je me retrouve seule, sans les « autres » pour envahir mon périmètre de sécurité, et où je respire. Par le nez.

Mon premier reflexe, dans ces moments où je n’ai d’autre choix que de me retrouver en situation critique d’overdose d’autrui, c’est de brancher mon iphone et de me connecter à ma blogosphère préférée. Au final, fuir les uns pour retrouver les autres. Les « autres », ceux qui égaient mon quotidien et m’en feraient presque oublier qu’à côté de moi, sur son strapontin, un jeune porc a lâché une caisse immonde et a enfumé toute la rame, en feignant que c’est le gosse à côté… Les autres, ce paradis vers lequel j’aime à m’échapper.

Oui, l’enfer est peuplé de quelques autres, mais ceux qui constituent mon paradis sont tellement plus nombreux et importants à mes yeux….

« Le bonheur, c’est les autres autres », et dans cette catégorie, je t’ai déjà présenté la semaine dernière mes copines et copains qui cuisinent et qui me font baver d’envie quand bien souvent je les lis en mangeant mon misérable sandwich triangle jambon/beurre.

Aujourd’hui, j’ai décidé de te parler de ceux qui me font rire. Petite sélection des amateurs de bons mots dans ma blogosphère.

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Les nanas qui me font marrer

Le blog qui aident les futures mariées à rire un peu entre deux gâteaux de mariage à goûter :

« La mariée en colère »

Perso, je ne vais pas me marier (mais ne croyez pas que je sois contre et que je vais me moquer, non non non : j’ai déjà choisi le modèle de ma robe même, Véra Wang of course ou Max Chaoul, j’hésite encore, reste plus qu’à convaincre mon #grandBrunMuscléRicheIntelligentCultivéPasFarouche de me la payer, et de porter le superbe costume à carreaux so british que je lui ai choisi aussi, voilà t’es content tu sais tout !!!!), mais j’adore et ça me parle, car nombre de mes copines se sont fait passer la bague au doigt et ont connu les moments de solitude qu’elle raconte avec dérision. Grâce à elle, j’ai aussi su que le jour où j’ai demandé à ma cousine si je pouvais venir avec mon mec, à un mois du mariage, j’étais une grosse relou-à-claquer qui allait lui faire changer tout son plan de table (bon, j’ai demandé quand même hein, mais j’ai pris des gants…et je l’ai fait en connaissance de cause).

Toutes les nanas qui tapent des crises de nerfs et qui se croient seules au monde au beau milieu des échantillons des boites de dragées et rubans de tables à choisir (oui, il faut bien l’avouer, vous êtes tellement gonflantes avec ça qu’au bout de 2 mois on vous fuit un peu…voir complètement…pardon…) doivent impérativement lire ce blog, ça leur fera du bien !

Le blog est classe, joli, il y’a des articles sérieux qui seront utiles aux futures desperate housebrides, et un espace tumblr à se pisser dessus (de toute façon, avec vos robes de princesses, ça risque bien d’arriver à au moins l’une d’entre vous, non ?) :


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Les plus dissipées :

les Bibiche Girls !

Tout ce qu’il y’a à dire sur ces filles là, tu pourras le retrouver iciiiiiiiiiiiiii, puisque je leur ai consacré un article. Bibiche, c’est un nouveau magazine féminin gratuit sur Bordeaux, qui se veut divergent, différent et dissipé. A découvrir donc ! Et si tu aimes l’humour caca-prout et le jeu de mot laid et assumé, suis les sur face-de-bouc, elles y sont tout aussi drôles !

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L’autre Bibiche qui dépote:

Bibiche le Blog

Je l’ai découvert sur Twitter (sur le Papotweet, @Papotiche, celui que tu n’as toujours pas rejoins petit flibustier!!!!!), et dès que j’ai lu ses premiers billets, j’ai un peu eu l’impression d’avoir trouvé mon « jumeau du bout du monde » (tu te souviens de ce dessin animé copain ?). Elle décline ses humeurs sur la toile, avec un humour so girly, acide mais pas trop, frais mais plein de double sens (souvent en dessous de la ceinture, comme j’aime…), bref, je n’aurai pas la prétentieux de me comparer car je pense que cette bibiche là a bien plus d’expérience que moi en la matière, mais sur beaucoup de sujets nos avis se rejoignent et je constate notamment que toutes deux nous prenons le même plaisir à parler ouvertement de nos seins.

 

 

Les pères au foyer qui envoient du steack

« KEUWAAAA ? Des « pères au foyer » ? ça existe ? »

« Non mais attends, tu veux plutôt dire des papas au chômage qui s’occupent de leurs enfants le temps de retrouver un taf ? Ou alors, des hommes carrément soumis qui ont renié leur virilité pour madame ? Hein, rassure-nous Papotiche ? »

Non non, des pères au foyer, je persiste et je signe. Si nous, les femmes, revendiquons pour que le statut de maman au foyer soit reconnu comme un véritable métier (et dieu sait qu’il est difficile et à temps complet), pourquoi les hommes ne pourraient-ils pas y prétendre ?

C’est le choix qu’ont fait Benjamain et Benoît, alias « Till-the-Cat » et « Paroles de Papa ».

Être père au foyer, pour ces deux mecs là, c’est un vrai choix, et pour avoir googlisé leur nom et visionné leur faciès, autant te dire qu’ils n’ont pas l’air d’avoir renié leur virilité !

Bon, on ne va pas non plus se mentir hein : les pères au foyer sont tout de même une espèce rare, et tant que cela ne sera pas rentré dans les mœurs, je suis persuadée que beaucoup de papas rêvant en silence de s’occuper eux-aussi de leurs enfants à plein temps ne se l’autoriseront pas. Les stéréotypes ont la vie dure… Selon le journal Libération, qui s’appuie sur les chiffres de la CAF : « Aujourd’hui, les femmes représentent près de 97% des 530 000 bénéficiaires du congé parental, appelé officiellement «complément de libre choix d’activité» (CLCA). Les 3% d’hommes qui en bénéficient (soit 18 200 pères) ont souvent des salaires inférieurs à leurs conjointes. ». La récente réforme du congés parental devrait, espérons le, faire bouger les choses, mais j’émets de sérieux doutes quant à notre capacité à « désexualiser » ce métier qui de tout temps a majoritairement été une « histoire de femmes ». Pourtant, être un bon parent, il me semble que cela dépasse la question du genre, et je serai personnellement ravie que mon compagnon fasse ce choix si un jour nous avons des mini-potiches.

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Till the Cat et Paroles de Papa sont donc des pionniers, mais ils ne prennent ni le chou ni le melon pour autant : le quotidien d’un PAF, ce n’est pas toujours rose, aussi ont-ils pris le parti de raconter avec humour et autodérision les anecdotes et tribulations de leur vie de papa ainsi que celles de leurs « miniatures »  comme les appelle le félin, sans sombrer dans la guimauve ou la revendication. Ils ne s’estiment pas meilleurs que les mamans, d’ailleurs la grande partie de leur lectorat est féminin, se prennent encore moins pour des super-héros, mais bon sang que leurs billets font mouche et sonnent juste! Je n’ai pas d’enfants, et pourtant, je reconnais bons nombres de situations vécues autour de moi dans leurs propos. Ils me font autant pleurer de rire que chouiner d’émotion (quand par exemple Till the Cat évoque ce poème écrit par sa fille, qui lui dit que « ses yeux sont beaux comme deux TV qui passeraient des dessins-animés de princesses », j’ai trouvé ça à tomber de mignontitude…).

La particularité de Paroles-de-Papa, c’est –outre l’humour un peu trash sur twitter- le Playmobil. Il créé de véritables BD avec ces petits personnages pour raconter les aventures rocambolesques de sa petites famille, et je t’invite à lire par exemple ces récents billets sur les « vacances en famille », tu verras, c’est à se pisser dessus et se rouler dedans en public. Tous les parents à qui j’ai envoyé le lien m’ont dit de concert : « mais putain c’est exaaaactement çaaaaaaa !!!!! ».Parmi ses autres spécialités, des annonces drôlissimes sur le Bon Coin, sus-nommées « les annonces de Benoit ». Suis-le sur Twitter pour en être informé!

Till The Cat, c’est également (et c’est comme ça que je l’ai découvert à vrai dire) LE twittos à suivre si tu veux regarder une émission à la con en te bidonnant. Ses live-tweets sont désopilants (même s’il reste très poilu, normal c’est un chat…), je ne passe désormais plus une soirée devant « L’Amour est dans le pré » sans lui, et je jalouse même secrètement ses bons mots et commentaires bien sentis.

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source: Twitter @TilltheCat

 

Le vieux fils du fringuant Papa-Potiche

Auguste Derrière

Même si je suis une femme parfaite, à savoir belle, intelligente, talentueuse, créative, drôle, spirituelle, etc, je n’ai pas tous les talents, et ce ne sont pas mes dix magnifiques petits doigts coraillement-vernis qui ont réalisé la bannière de mon blog, mais l’un de mes deux « Papa-Potiches », Vincent Falgueyret. Il se trouve que Vincent est aussi l’un des pères du truculent et célèbre « Auguste Derrière » (qui serait donc, en toute logique, mon demi-frère !!!!), et si tu ne connais pas encore ce personnage haut en couleur, je t’invite très fortement à aller découvrir son univers, que ce soit sur le web ou dans les nombreuses drogueries bien achalandées qui vendent ses pancartes publicitaires métalliques.

Qui est Auguste Derrière ?

« Au début du XXe siècle, Auguste Derrière a sans aucun doute été le fleuron de l’absurde et du jeu de mot laid. Il révolutionna l’art naissant de la publicité par son approche peu commune du slogan, puis devint la coqueluche de l’élite culturelle de l’époque, avant de tomber dans les sombres profondeurs d’un oubli auquel il est plus que temps de mettre fin. » (source)

A découvrir aussi, les deux opus à se tordre de rire de Vincent et ses comparses de Poaplume : « Les fourmis n’aiment pas le flamenco » et « les moustiques n’aiment pas les applaudissements ».

http://www.augustederriere.com/

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Voili voilou, cette semaine j’ai donc décidé qu’on allait se fendre la poire, et y verser une bonne grosse dose de chocolat dedans car c’est l’été, on se lâche. Des gens drôles que tu aimeras à coup sur, mais pas que : de l’humour et de l’engagement, du fiel sur la langue mais du plomb dans la cervelle, des nanas pas potiches et des mecs admirables.

Et toi copain, c’est qui tes copains de poilade ? Allez, fais pas ta pute, partage !

TO BE CONTINUED…