TOP 15 des dessins animés des 90’s qui auraient pu faire de nous des trentenaires névrosés

Pire que la « génération perdue » d’un Musset romantique, se désespérant du « mal du siècle » touchant ses contemporains.

Plus désenchantée que la génération de Mylène Farmer.

Ladies and gentlemen, let me introduce you THE génération qui a survécu à une éducation télévisuelle à la moralité douteuse: les trentenaires que l’on calait sans surveillance devant la TV nouvellement débridée des années 90…

Ceux qui ont eu successivement un lapin sous acide (si si, souviens toi, « youpi l’école est finie ! »), Dorothée ou encore Doushka comme nounous en rentrant de l’école.

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Oui. Car si nous nous penchons un peu sur les dessins-animés qui ont bercé notre enfance qualifiée de « dorée » par nos parents qui n’avaient de cesse de nous répéter que « eux n’avaient pas toutes ces technologies à l‘époque », force est de constater que nous aurions pu mal tourner. Très mal même…

Princesse Sarah, Ken le Survivant ou encore Nicky Larson : analyse de ces bombes en puissance pour les petits cerveaux en pleine croissance que nous étions, qui auraient pu faire de nous des trentenaires totalement névrosés voir psychopathes. Mais heureusement, Dorothée et Corbier étaient là pour nous rappeler que « c’était pas la vraie vie » (oh wait…pas sure que c’était mieux…).

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TOP 15 des enseignements des dessins animés des années 90, qui auraient pu faire de nous des trentenaires névrosés :

 

1) La morale selon Princesse Sarah

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J’ai 32 ans, et je n’en suis toujours pas remise. Pire que Jésus tendant l’autre joue : Sarah !
Ce dessin animé aurait du être interdit par le CSA, tant il était susceptible de voir naître une génération de fillettes soumises, brrrrr…

Le psy-nopsis :

Princesse Sarah, déjà quand tout est censé aller bien, bah ça va pas fort. Sa mère est morte, et son père la laisse dans un pensionnat de nénettes soit totalement cruches soit plus pestes que Nelly Olson et Edie Britt réunies.
Mais heureusement, le père de Sarah a de la tune, donc Sarah est la chouchoute de madame Mangin, la vieille fille qui dirige le pensionnat, avec l’aigreur d’une nana qui n’a pas vu le loup depuis plusieurs années (je sais de quoi je parle…).
Mais voilà que BAM, son père meurt aussi. En perdant toute sa fortune.
Du coup, la mère Mangin arrache son diadème à Sarah (cette scène m’a traumatisée…), lui confisque tous ses biens (à part une poupée qui deviendra l’unique amie de la gamine, c’est te dire si sa santé mentale va aller de mal en pis…), et la relègue au rang de bonniche de toutes ses anciennes camarades. Dont Lavinia, une peste qui me fit détester toutes les blondes à l’époque.

Dans une mansarde humide et glaciale, en haillons et souliers troués, devant la photo de ses parents décédés, seule au monde, Sarah en passera des nuits à chialer. Et nous avec.


(le résumé PARFAIT de la « poilade » qu’était ce dessin-animé…)

Mais voilà que finalement, Sarah reçoit un héritage et redevient riche. Et là, elle fait quoi ? Elle fume la mère Mangin et fait de Lavinia sa bonniche ?
Naaaaan : Elle leur PARDONNE. Pire encore : elle reste au pensionnat et leur file du fric !!!
Voilà. Je suis une enfant des années 90 qui n’a jamais accepté ce pardon. JAMAIS !
Malheureusement les psys pour enfant ne furent à la mode qu’une décennie plus tard, et j’ai du m’en remettre seule…

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2) Le monde des adultes selon « Inspecteur Gadget »

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source: toutelatele.com

Inconscients étaient nos parents de nous installer devant « Inspecteur Gadget » pour vaquer tranquillement à leurs occupations (ça faisait quoi un parent dans les années 90 d’ailleurs ?) : quand d’un côté ils nous expliquaient que les enfants avaient bien moins de droits que les adultes, voilà que ce benêt fini venait briser la belle image d’Épinal que l’on voulait nous donner des « grands ».

Le psy-nopsis :

Sophie, une gamine d’à peine 10 ans (mais déjà plus brillante que son père) et son chien, « Finaud », font littéralement le travail de leur père, agent secret pas bien malin qui se prend pour James Bond alors que ses gadget fonctionnent à peu près aussi bien qu’une crème anti-cellulite 15 jours avant la saison des bikinis.
Mais c’est quand même lui qui en récolte les lauriers, normal, tout en ne se rendant jamais compte qu’il est aussi doué en investigations que moi en recherche de l’amour.
Et c’était censé nous donner envie de grandir cette injustice ???? On était censés respecter les adultes après ça ???

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3) La vie selon « Rémi sans Famille »

Dans le genre « 20 ans de psychothérapie n’auraient pas été du luxe pour s’en remettre », c’est THE dessin-animé par excellence.
Jamais un parent des années 2010 n’oserait mettre son innocent gamin devant ce crève-cœur, JAMAIS.

Le psy-nopsis :

Déjà, le générique : c’est tout sourire que le gamin se présente « je suis sans famiiiiiiille et je m’appelle Rémiiiii ! ».
Ouaaaais, youpiiiiii ! C’est joyeux, c’est vrai…

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Bref. Continuons…
Rémi vit dans le Massif Central (on aurait pu s’arrêter là, mais ce n’est pas le plus triste !!!). Il est élevé en secret par la Mère Barberin, dont le mari bosse loin en croyant que Rémi (un gosse qu’il a trouvé) a été placé par celle-ci dans un orphelinat.
Un jour, le père Barberin a un accident de travail, et comme à l’époque il n’y avait pas la Sécu, il se retrouve à rentrer au bercail sans le sou, après avoir perdu son procès contre son boss. En découvrant que sa femme a gardé Rémi, il pique une gueulante et le fout dehors. Ou plutôt non, pire : il le vend à un mec au demeurant fort chelou, qui fait du cirque (et à l’époque ce n’était pas la mode des rubans tendus entre deux arbres sur les quais face aux Quinconces) avec des animaux habillés en clown : Vidalis.
Rémi est alors arraché à sa mère (à qui il n’en voudra pas, même s’il croit que c’est sa vraie mère, on aurait pu lui conseiller de se marier plus tard avec Princesse Sarah…), et mène une vie d’errance avec Vidalis le bourru, qui finira quand même par se prendre d’affection pour le gosse (ouf), histoire de rendre sa mort encore plus cruelle (ah merde, pas ouf).
Je vous passe les détails de la mort affreuse des animaux qui sont les seuls relations sociales du gamin.
Une fois que Vidalis et le gamin nouent une relation père/fils attendrissante : Vidalis meurt de froid et de faim, avec Rémi dans les bras.
Une semaine à m’en remettre de cet épisode…
Successivement pris sous son aile par diverses autres personnes pas toujours bien attentionnées, Rémi risque tour à tour la maison de correction, la maladie, il rencontre un autre gamin errant avec qui il ira bosser à la mine, enfin la belle vie encore.
A la fin, Rémi découvre que la mère Barberin n’était pas sa vraie mère, mais que la vraie est une nana pétée de tune qui a du l’abandonner à la naissance (mais il lui pardonne aussi), et tout est bien qui finit bien puisque tout ce petit monde rit très fort en oubliant à quel point leur vie a été une sacrée souffrance, et ils embarquent même la mère Barberin à Londres pour vivre ensemble. YOUPI !

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Vitalis mourant de froid tout en protégeant Rémi. Le petit singe aussi, tant qu’à faire.

Voilà. Bonne nuit les enfants !

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4) Les femmes selon « Nicky Larson »

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Il paraîtrait qu’en France des scènes aient été censurées. Parce qu’à la base, il s’agit plutôt d’un manga pour adultes (comme beaucoup de mangas diffusés par Dorothée, après passage par la case édulcorants…).
Enfin le peu que Dorothée nous a montré aurait déjà pu suffire à créer une génération de misos et de filles légères…

Le psy-nopsis :

Nicky Larson, c’est le queutard fini. Le dessin animé dans lequel le héros se tape à peu près toutes ses clientes, tel Serge Karamazov ou James Bond, sauf que là on s’adresse à des enfants qui n’ont pas de recul sur la vie.

Enfin, il se tape tout le monde, sauf sa coéquipière, la seule rebelle de la série, mais présentée comme une hystérique sinon c’est pas marrant (oui, il faut être douce et gentille pour plaire aux hommes…). Qui est donc totalement névrosée et jalouse, car secrètement amoureuse du monsieur qui ne la touche même pas avec un bâton (est-ce parce qu’elle est rousse ? ça m’a longtemps interrogé aussi…je préfère ne pas poursuivre l’analyse)

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5) Le monde, selon « Ken le survivant »

Bon. Je ne vais pas m’étendre. Le générique parle de lui même :

Voilà. Alors, vous culpabilisez bien maintenant, les parents, de nous avoir mis devant ça?

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6) Le prix de l’effort selon « les Mystérieuses Cités d’Or »

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source: topkool

HAAAAAAHAHAHAHAAAAAA Estebaaaan Ziaaaaa parcourent les Cités d’ooooooor
(Détestez-moi…)

Le psy-nopsis:

Encore un gamin orphelin, Esteban, en quête de ses origines, qui embarque avec un inconnu pour parcourir le monde (et on nous apprenait à ne pas faire confiance aux inconnus dans la rue, rah lala…). Il recherche deux choses : son père et les mystérieuses Cités d’Or.
Il va se faire des potes chelous et esseulés, comme Rémi.
Les gamins passeront 39 épisodes à trouver les Cités d’Or et à la fin…BAAAAAM : elles s’effondrent.
Mouhahahaha !
A noter qu’en plus de ça, Estéban ne retrouve pas son père.
Voilà. Ça ne donnait pas franchement envie de se surpasser tout ça…ni de lever nos fesses du canapé pour partir à la conquête du monde…(à la rigueur jusqu’à la cuisine, pour se refaire une fournée de Golden Grams).

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7) La musique selon « Jeanne et Serge » et « les Snorkies »


Rien à voir avec l’histoire.
C’est juste que 25 ans plus tard, on a toujours ces p… de génériques en tête, et je suis convaincue que ça a altéré la partie « mélomane » de nos jeunes cerveaux à l’époque…

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8) La VDM selon les « Tortues Ninja »

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Résumons :

Les mecs ont été transformés en tortues. Les animaux à peu près les moins bien dotés question agilité (va courir après les méchants que tu dois porter ta maison sur le dos…).
Ils vivent dans les égouts. Le fun !
Ils ne se nourrissent que de pizzas. Je n’imagine même pas les carences alimentaires…
Leur meilleur pote est un rat. Mais pas un rat mignon hein. Non : un rat en peignoir !!!

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Leur seule présence féminine est…une rouquine ! Journaliste en plus ! Non, elle ne s’appelle pas Papotiche…poussez pas le bouchon, leur vie est déjà bien assez pourrie comme ça…
Bref, belle VDM que celle des Tortues Ninja…

 

9) L’évolution selon « Denver le dernier dinosaure »

Le Psy-nopsis :

Le truc, il a traversé les époques, il a survécu des millions d’années à la fonte des glaces et autres comètes, tout ça pour se retrouver dans les années 90 avec une bande de pré ados qui s’amusent à le déguiser et à lui faire faire toutes les conneries imaginables.
Et nous, trop fans, on s’est mis à trouver le chat super chiant comparé à ça…

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10) Les vieux pervers selon « DBZ »

Les boules de cristal and co, c’était sympa, mais l’un des personnages secondaires de Dragon Ball Z était quand même un peu spécial…

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Le psy-nopsis :

Pendant que nos parents nous mettaient en garde contre les vieux pervers, Dorothée nous installait confortablement devant ce dessin animé dans lequel ce vieux gredin de « Tortue Géniale » essayait de se taper la jeune Bulma et toute jeune proie à la jupe d’écolière un peu courte passant sous ses yeux.
Normal quoi, pour un gars qui devait bien taper les 60 ans.
Non sérieux, qui a eu l’idée de ce personnage douteux, qu’on lui remette le prix Nobel de l’éducation???

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source: mcm

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11) La santé selon « Il était une fois la Vie »

J’ai lu une analyse très bien faite de cette série animée il y a peu, et j’ai été totalement d’accord avec la conclusion : « La Vie » a fait de nous des trentenaires totalement hypocondriaques !!!

 

Il était une fois... la vie

source: sciencepost

Le psy-nopsis :

Bataille de globules blancs, de virus et autres trucs qui se passent en interne quand on est malade.
C’est cool, ça nous apprenait des trucs vachement intelligents tout en nous donnant l’impression du contraire, mais aujourd’hui, en bonne trentenaire biberonnée par Récré A2 et le Club Do, impossible de ne pas imaginer les guerres qui s’agitent dans mon corps quand j’ai la grippe, et ça me rend totalement dingue…

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12) Le réalisme selon « Olive et Tom »

Oh oui. On a tous été bien déçus la première fois qu’on a vraiment tapé dans une balle, motivés par « Olive et Tom » pour s’inscrire au club de foot du village.

Le psy-nopsis :

Olive-et-Tom (je ne sais pas qui est qui, je n’ai jamais compris le générique) joue au foot.
Dans des stades de 69800 hectares.
Avec un ballon ovale qui est capable de prendre feu en plein vol.
Il marque des buts après avoir effectué un triple axel.
Pendant des matchs qui durent environ 5 heures.
Avec des coéquipiers aux coupes de cheveux normales, qui arrivent à faire des phrases voir de la philosophie.
Ouaaaaaaais, et après ça on s’étonne qu’on ait du mal à s‘enthousiasmer devant l’équipe de France…

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13) La classe et l’élégance selon « Sailor Moon »

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Ramassez votre langue les mecs. Merci.

Le psy-nopsis :

Devenue un fantasme pour pas mal de mecs, Sailor Moon est la digne représentante des mangas aux connotations un peu sexy, où les jeunes nanas se trimbalent à moitié à poil.
No comment. Je n’ai jamais compris pourquoi on avait besoin de rendre aussi sexy et peu vêtues les figures héroïques féminines de notre enfance. Les vraies hein, les guerrières (genre Xéna, à moitié à poil aussi, pas les Cendrillon et autres princesses nœud-nœuds dont le seul but étaient de trouver un prince pour les sauver).

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14) Le féminisme selon « Lady Oscar »

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source:coucoucircus

Pour réussir, il faut être un mec !

Le psy-nopsis :

Son père en ayant ras le bol de ne voir sa femme accoucher que de filles, il décide que la petite dernière sera un mec et l’élève comme tel.
Lady Oscar devient la garde rapprochée de Marie-Antoinette, et on ne comprendra jamais qui elle/il veut vraiment se serrer : la reine ou son pote André ? Heureusement, la série nous aide un peu, en rendant Lady suffisamment cruche quand elle reprend sa posture de « femme ».

Seul point positif : le dessin animé nous a initiés à l’ambivalence sexuelle, et à l’homosexualité. Et ce n’était pas plus mal (même si on ne comprenait pas tout) car dans les années 90 on n’en parlait pas vraiment…
Dans le même genre, il y a eu Ranma ½, qui était les deux sexes. Je n’ai pas souvenir que cela m’ai choquée à l’époque, mais quand j’y repense maintenant ce dessin-animé était un peu perché et « confusant » niveau sexualité…

 

15) Le bad trip avec « Téléchats »

Le psy-nopsis :

Un chat qui a un bras dans le plâtre (me demandez pas pourquoi), accompagné d’une girafe nommée Lola, présente un JT pour les enfants, « Téléchats ».
Le générique est totalement anxiogène. Et les personnages qui accompagnent les présentateurs ne le sont pas moins : une fourchette et un téléphone qui parlent, des sirènes, les « gluons », « léguman », j’en passe…
Je ne sais pas si les mecs qui ont créé ça prenaient des champotes, mais ça nous a appris l’effet que ça fait ! Totalemennt déjanté, un peu angoissant, l’univers de « Téléchats » était…spécial.

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Qu’est ce qui a fait, au final, qu’on s’en soit sortis, et qu’on soit devenus des trentenaires bien plus équilibrés que ça n’aurait du ?

A priori pas les jouets avec lesquels on s’occupait une fois la télé éteinte…

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Ni les séries télévisées qui ont suivi à notre adolescence :

ladepeche

Encore moins la musique qu’on a écoutée :

gsquad

source: linternaute

Peut être juste notre remarquable capacité d’adaptation.
Ou bien l’école, celle que l’on critique mais qui encourage les enfants à penser par eux même et à devenir des esprits libres (on oublie bien trop souvent que c’est une chance. Big up aux potos profs qui en voient de toutes les couleurs…).

Ou encore mes parents, qui me laissaient devant la TV quand j’en avais envie, mais qui m’emmenaient aussi à la bibliothèque (dans notre village, c’était un « bibliobus » 🙂 ), à la musique et à la danse.

Bref : gare aux trentenaires des années 2010 les gars : si on a pu survivre à tout ça et devenir des adultes normaux aujourd’hui, c’est que les vrais super héros, c’est NOUS !!!

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